Après avoir longtemps travaillé à un endroit, vous ressentez parfois le besoin de faire quelque chose de complètement différent. C’était début décembre. Wybrich regardait la télévision assise dans le canapé après une journée de travail difficile. « J’ai vraiment envie de faire quelque chose d’autre », dit-elle. Et je savais ce dont elle avait envie : la France. La France était déjà depuis si longtemps présente dans nos têtes. C’est en surfant sur Internet qu’elle a vu une opportunité de gérer Les Trois Comtes. Il suffisait de répondre.

« Viens voir, c’est ce qu’il nous faut », dit Wybrich. J’ai décidé d’envoyer un e-mail avec notre CV. Vingt minutes plus tard le propriétaire de « Les Trois Comtes nous a appelés. « Nous devons absolument discuter », dit-il. Il nous a expliqué ce que sont Les Trois Comtes, nous a envoyé des photos et l’adresse du site web. Nous étions de plus en plus enthousiastes.

Quelques jours plus tard, nous étions assis à la table de le propriétaire. Nous avons reçu encore plus d’informations, vu encore plus de photos. L’idée a commencé à mûrir dans notre esprit que nous trouvions tout cela très amusant. « Mais avant de prendre une décision définitive, je voulais d’abord aller sur place. Je voulais ressentir, tester Les Trois Comtes ». Ce jour-là, nous avons décidé de nous rendre à quatre à Saint-Hippolyte-du-Fort entre Noël et le Nouvel An.

La décision

Le 28 décembre, Wybrich et moi étions sur la Route du Soleil, sortie 20 en direction du Gard. Le paysage devenait de plus en plus beau, au loin nous voyions les premières collines des Cévennes, la région que nous connaissons si bien. Nous sommes passés devant le panneau Saint-Hippolyte-du-Fort. Un rêve allait peut-être devenir notre réalité ? Allions-nous vivre ici quelques années ?

Au centre d’Hippolyte se trouve le marché. La ville est beaucoup plus animée que ce à quoi je m’attendais. Avec nos valises nous avons marché jusqu’à la rue Blanquerie, la rue où se trouvent Les Trois Comtes. Je vois d’abord la maison aux volets bleu lavande, dans la ruelle étroite, elle se dresse majestueusement.

Nous sonnons. Nous faisons nos premiers pas aux Trois Comtes. Nous voyons le hall, le couloir, l’escalier presque royal, nous nous dirigeons vers l’extérieur, le jardin, la véranda. Et cela devient une évidence : ce sera notre maison. Nous allons le faire. Wybrich me regarde en riant. Je vois qu’elle a pris la même décision que moi.